Canalblog Tous les blogs
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Eau vive
Publicité
19 août 2008

Toutnicoton

Femme en kit
quitte et quitte et colégram
Femme en stock
coke and joke

Femme entreprise en faillite pour cadres aux indices faillibles... la vie est un bazar étrange de cent ans d'âge. Les bourses qui gouvernent le monde...  Quelles sont-elles ?
Les vieillards aux regards blanchis voient ce qui se voile aux vivants. Manège aux ritournelles familières. Et la planète tourne et tourne. Inexorablement.

Tournicoti
tourni
coton
et soie

Publicité
12 février 2008

Penche-toi, Ego

Bras ; le premier qui dit que c'est super le printemps, je...
Ego ; c'est super le printemps ! et maintenant tu fais quoi, grincheux ? Tu me gifles ? Hi hi, je voudrais bien voir ça ! "Penche-toi, Ego, que je te flanque une claque".
Bras ;  c'est sûr, je ne peux pas, mais je peux me mettre à gonfler, à devenir engourdi, à avoir besoin d'une attelle...
Cerveau ; mais enfin, ça ne va pas de dire des trucs pareils ? ça pénaliserait tout le monde, ça ! D'accord Elle y est allé un peu fort hier, mais quand même, il faut apprendre à supporter.
Mélanine ; et bien moi je le dis aussi. "C'est super le printemps ! " Alors arrêtez de faire les chochottes, je me sens toute chose avec le soleil... j'adore... pas comme quand elle nous enferme dans son grille-pain...
Bras ; on voit que ce n'est pas toi qui a dû tenir le taille-haie. Madame Mélanine jouait à remonter en surface, à mettre du blush sur les pommettes... et nous, pendant ce temps (...)
Pommettes ; c'est vrai, ça, on est couleur brugnon ! Comme en juin, et pourtant c'est l'hiver il paraît ! Je te soutiens, Mélanine, on ne va pas laisser les grincheux nous gâcher le plaisir.
Peau ; vous êtes sacrément égoïstes, les filles, moi aussi je proteste. Je suis toute rayée de partout avec ce faux printemps. Regardez, regardez bien, les Mains, les avant-Bras, et là, hein ! là, juste sur le décolleté. Tout plein d'estafilades. C'est hor-ri-ble. Elle ne fait vraiment pas attention à nous.
Elle ; mais si, j'avais enfilé un haut qui couvrait bien toutes les zones, mais là... évidemment, quand on est en équilibre sur une échelle, avec ce foutu taille-haie à soulever, ça remonte.
Oreille interne : vous avez vu, Elle, j'ai drôlement assuré, pour l'équilibre, hein, pas vrai ?
Ego ; et voilà le fayot de service qui la ramène maintenant, j'aurai tout entendu, tout !
Elle ; tu as été parfaite, j'étais morte de trouille et je ne suis pas tombée une seule fois.
Cerveau ; oui, et il valait mieux, parce que ces engins électriques qui coupent les branches, je n'ose pas vous dire ce que ça fait sur une Main...
Mains ; mon dieu quelle horreur ! Nous étions malades de peur. Tétanisées sur la poignée.
Elle ; oh là là, que d'histoires vous faites ! Il y avait une double sécurité.
Cerveau ; oui, mais vous étiez à plat ventre sur le toit, la pointe des Pieds sur l'échelle, l'engin amputeur à bout de bras... Vous auriez eu du mal à lâcher quoi que ce soit, y compris la sécurité...
Mains ; je me sens mal, je crois que je vais m'évanouir...
Elle ; bon, je le reconnais, je n'étais pas très rassurée. D'ailleurs j'avais tout bien préparé. Le téléphone dans la poche, le dernier numéro composé à rappeler en un clic. Dans un flot de sang... bip bip bip... ne quittez pas, votre correspondant est en ligne... Bon, j'arrête, je sens que les Doigts blanchissent de peur. Écoutez, on a quand même réussi. C'est beau maintenant. Et qu'est-ce que ça sentait bon, ces petits bouts de sapinettes hachées !
Nez ; c'est vrai, je me suis régalé, tout plein de molécules rares, un vrai bonheur. Et même que j'ai fait de gros efforts pour ne pas éternuer, au cas où vous perdriez l'équilibre (...) 
Ego ; un fayot de plus, un... je n'y crois pas... si c'est le soleil de février qui leur fait ça...
Elle ; bon, on va fêter ça, d'accord ? Ce soir je vous passe de la bonne crème hydratante partout, un peu d'arnica sur les Bras avant, et double couche pour les Mains. Ego, je te ferai un gentil compliment rien que pour toi, parce que je te sens un peu jaloux, là...
Ego ; oooohhh, ben c'est que, quand même, il faut reconnaître que vous avez félicité tout le monde, mais moi...
Elle ; aller, penche toi que je te fasse une bise.
Ego ; mais je peux pas !
Bras ; bien fait pour toi, bien fait pour toi ! La la la la lè re !

26 avril 2007

Ballade exquise

Même si j'suis pas une p'tite anglaise
Mais bien d'Codom, la ville française,
Je viens vous chanter la ballade,
La ballade des capotes emballées

Marre d'être des roues de secours,
Qui traînez au fond de mon sac...
Je vous console avec la ballade,
La ballade des capotes emballées

Quand d'aventure vous vous exitez
D'être par deux, au fond d'ma poche,
Allez-y, chantez la ballade,
La ballade des capotes frustrées

J'voudrais bien vous dézipper
Et vous faire voir aussi du monde
Rencontrés dans ma ballade,
Ma ballade pour emballer...

La la la la la la la la la la la la la la
La ballade des condoms heureux...
La la la la la la la la la la la la la la
La ballade des capotes lubrifiées...

Cette chanson est dédiée à un ami très cher.

Qui a eu cette délicatesse si belle de passer me voir, le 31 décembre au soir, pour m'offrir une rose. Pour que l'année ne se termine pas dans mon coeur comme un chardon planté dans un soliflore. Parce que cet ami si cher a su supporter mes sanglots qui ne voulaient pas finir, quelque nuit auparavant. Parce qu'il n'a raccroché le téléphone que quand ma respiration était redevenue normale.  Parce qu'il m'a vu préparer mon sac à main le soir du réveillon. Et y glisser deux préservatifs. Au cas où. Et que nous en avons ri. Merci, mon ami, je crois que tu es un homme tellement bien que je ne peux plus dire "les hommes sont". Il suffit que je pense à toi pour savoir que d'autres hommes peuvent être aussi comme toi.

29 octobre 2013

Épaisse

Jadis, elle avait été une goutte. Ronde et oblongue, blanche et insaisissable. Sauf du bout de sa langue.
Une goutte de lait qui troublait son bol de thé. Disait-il.

Une goutte silencieuse, laiteuse, sans vie et si troublante pourtant.
Elle aimait bien, alors, être la cause de ce nuage translucide qui caressait la faïence où ses lèvres se posaient.
Elle se sentait objet de fantasme, elle se sentait belle dans son regard qui se troublait tout autant que son bol de thé.

Mais un jour – que voulez-vous, je me dois de suivre la trame des contes défaits – bref, un jour, elle s’épaissit. Disait-il.
Elle n’était plus cette impalpable goutte de lait, elle avait épaissi.

 É-pais-sie. Comme une foutue sauce béchamel ou une crème pâtissière.

Elle avait grogné, ragé, tempêté. Diable, le maquignon avait surgi, sa face cachée.
Elle était devenue épaisse.

La rage l’avait guidée à la recherche de ces organismes bien moins poétiques que la goutte de lait qu’elle avait été. Et qu’elle n’était plus.
Épaississants.... « Les gélifiants et les épaississants sont des substances (le plus souvent organiques, hydrophiles) susceptibles de former, dans les denrées alimentaires liquides, les premières des solutions visqueuses, les secondes des suspensions et des gels souples, de forme stable ».
Elle accepta d'être gorgée de pulpe de bois, même traitée à l’acide chlorhydrique, d'algues brunes ou rouges, et le parfum du marc de pomme lui plaisait bien.
Mais les amidons natifs modifiés chimiquement, la gomme Xanthane, le phosphate de diamidon hydroxypropyle et autres subtilités la mirent en rage.
Elle se consola en étudiant leur merveilleux effet stabilisant sur différents systèmes dispersés.

Ensuite elle arracha la couverture d'une tablette de chocolat au lait aux noisettes entières. Qui ne contenait qu’un banal émulsifiant pourtant. 

Puis ils se marièrent et eurent beaucoup de petites noisettes. Mais jamais de bol de thé.

15 août 2010

Petite leçon de mensonge

Prétexter des douleurs qui se révèleraient handicapantes sur la route. Le plus acceptable des mensonges, pour lui, mensonge acceptable, qui dit que je pourrais me mettre à mal si je venais. Pour lui que je veux préserver. Regretter - vérité criante - de ne pouvoir participer à ce séjour dans le joli pays aux courbes sinueuses à souhait. Mentir et s'y tenir. Y réfléchir, se concentrer en tentant l'absolue décontraction navrée.
Mon visage est un livre pour qui sait le feuilleter.
Rêver de cet ami, pour lequel j'ai mis des années à trouver le signe infime qui avoue le mensonge. Son regard, habituellement toujours mobile, se fige alors quelques secondes. J'ai beaucoup ri en trouvant la signature de ses infamies. Mais ne peut prendre acte de cette leçon de maître, hélas.
Je bafouille, m'embrouille, un voile de sueur aigre recouvre ma lèvre. Je ne sais pas mentir. Empêtrée dans ce vêtement trop serré pour moi, je suffoque de ne pouvoir dire la vérité.
Mentir, ne pas le blesser, m'évader de son regard aimant et désactiver ainsi la polarité.  Le préserver de moi, le plus possible. Peu à peu me dissoudre dans des heures où je serai loin.
Préparer la grotte familière.
Où je me terre pour ne pas dire.

Publicité
5 septembre 2008

Un rien bruyant

Ce n'est pas que je me sois éloignée de toi. Ni que j'ai perdu le chemin qui mène à toi.
Ce n'est pas que je veuille partir, ni même fuir.
Je n'abandonne personne.
Je n'aurais pas semé les petits cailloux blancs qui gonflent mes poches pour retrouver mes pas.
Je n'aurais pas imprimé un plan Mappy, je n'ai pas peur de me perdre.
Je n'aurais pas branché ce Tom-Tom qui aime tant que j'obéisse à sa voix métallique. Même les satellites ont maintenant perdu ma trace.
Je n'aurais pas cliqué sur ton prénom pour entendre ta voix familière. Et je paye mes heures de silence.
Je n'ai rien fait.
Et c'est ce rien qui te fait peur. Tu crois qu''il est plein d'un tout qui veut se taire.
C'est beaucoup plus simple que tout ce que tu as pu imaginé.
Je ne t'abandonne pas, toi !

J'abandonne.

 

2 mars 2008

Panée

J'ai cédé à l'attrait vermillon de désirs crus.
J'ai concédé à mon instinct l'odeur veloutée de pêche de vigne.
J'ai subi le choc de ses mains effleurant la charpente de mes épaules. Dessinant ma taille de ses paumes, creusant le creux de mes reins d'un simple doigt impatient.
Et j'ai respiré si fort qu'une montgolfière a poussé entre dans mes poumons.
Mon sexe a battu la cadence en silence, d'un désir palpitant au creux de mes chairs gonflées.
J'attends.
Le corps tendu à tout rompre, faisant vaciller ces digues qui ont dix mille ans. Bâties à la sueur de mes plaisirs disparus, moellons alignés au niveau à bulle de tant de désirs factices.
J'attends.
Avec pour compagnie le chant des oiseaux à l'aube vraie, une heure avant celle que les cristaux digitaux affichent stupidement. Et mon sexe avide d'être empli de plaisir se joue de fuir. Pour mieux jouir.
Son odeur et ses mains auraient donc suffi ?  Lui, banal amateur de chair fraîche, et moi, acide amère qui se fait rouler dans la farine par deux mains expertes. Pile. Face. Je suis panée. Pour une vieille de dix mille ans le paradoxe me plaît.

28 janvier 2008

Le poids de ...

Il n'y a rien à y faire, c'est ancré - lourd comme la fonte d'une ancre, encre indélébile comme celle de Chine - dans mon inconscient si présent.
Je me vois autre.
Il m'a fallu quelques années pour comprendre qu'acheter un pantalon une ou deux tailles au-dessus - exactement la taille que j'ai ancré dans ma mémoire - était un acte débile. Surtout économiquement, puisqu'il ne m'allait pas. Et il entraînait l'achat d'une ceinture, suivi du détour par le tournevis et le marteau pour faire un nouveau trou. Vraiment ni économique, ni esthétique. Les années et le temps des crédits de la maison ont eu raison de ce geste. Je respire un grand coup, ferme presque les yeux et cherche ma taille. Celle dans laquelle -normalement si tout va bien mais on ne sait jamais je peux l'échanger pendant combien de jours ? - je suis censée rentrer. Ne pas trop regarder, ça me paraît trop petit, jamais je n'arriverai à rentrer là dedans. Bon, aller, je le prends, taille 38.
Pour les hauts cela n'a pas vraiment d'importance, j'aime bien me sentir à l'aise dans les vêtements. Et les strings apprécient tellement d'être libres de se mouvoir et non de s'insérer ridiculement dans un cul-de-sac. Mon inconscient est content, j'ai acheté la taille du poids qu'il a décidé de m'attribuer. 42.
Et puis une amie est passée à la maison. Elle a regardé le montage subtil que j'avais effectué pour enfiler ma tenue orientale, thème de la soirée à laquelle nous allions. Mon découpage du débardeur, qui ne devait pas apparaître au dessus du haut rebrodé de paillettes, mais surtout cacher le bout de ventre qui apparaissait entre le haut et le bas. Après avoir froncé les sourcils, réfléchi quelques secondes...
- Pourquoi tu fais tout ça pour cacher 10 cm de ventre ?
- Ben, à cause du gras !
- Du gras ? Sur ton ventre ?
- Ben oui ! regarde ! ( mouvement furieux attapant à pleine main un beau pli )
- Tu pèses combien ?
- (...) 54, enfin, je crois.
- Pour 1m 68, c'est ça ?
- (...) oui, je sais, normalement... mais... tu sais... je me vois grosse.... ma balance me dit que normalement je ne dois pas l'être. C'est stupide, je sais, mais...regarde, c'est quand même du gras, tout ça ?
- Et tu te vois peser combien, là ?
- Ben, 60 ... un truc comme ça.
- Tu en as de la chance ! Ce n'est pas donné à tout le monde de pouvoir le faire.... On adjuge donc le poids de ta connerie à 6 kilos.
----------------------------------------------------------------------------------------------------------
Elle ; fermez-là tous ! oui, toi aussi Ego. Ce n'est pas drôle du tout ! 
Ego ; m'enfin, j'ai rien dit, j'oserais pas, moi, c'est Inconscient qui vous pose des problèmes, pas moi !
Inconscient ; dis donc, Ego, tu n'as pas compris ce qu'Elle a dit ? La ferme ! Quel petit joueur celui-là. Fayot avec ça !
Elle ; je ne t'ai pas demandé ton avis à toi, le mal-voyant. Pour l'instant je rigole avec le poids de ma connerie, on aura une explication plus tard. Là, tout le monde se tait. Je digère.

25 janvier 2008

Allergie gaussienne

J'ai tout bien lu. Et bien retenu cette sentence sur le dernier bouquin de Pennac  :
"Statistiquement tout s'explique
Personnellement tout se complique"
A qui le dites-vous, cher Daniel ! Punaisé sur la porte de mon bureau. Voilà comment vous avez fini. Enfin, pas vous, vos mots.
La direction avec un grand D fait semblant de ne rien voir. Comme si j'étais une gamine à qui on tolère quelques jeux pipi-caca-boudin, pour éviter qu'elle ne parte avec un baluchon sur le dos et un certificat d'arrêt de travail pour cause de crise de scepticisme aigu. Ils tolèrent. Moi je me serais déjà fâchée, mais bon, ça doit être à cause de cette tendance à la fâcherie que je ne fais pas partie du staff. Entre autres. Parce que le politiquement correct, ça me... comment dire ? Comme un eczéma. Démangeaisons, prurit, frénésie. Ça m'irrite.
Et les stats, en ce moment, j'y suis allergique. Tenez, même ce brave Chateaubriand, dans ces mémoires d'outre-tombe (p'tain, j'adore ce titre) il parle de "nébuleux sophismes statistico-politico-moraux". Je suis sûre que ça le rendait malade lui aussi. D'abord de quoi est-il mort ? Hein ? Quelqu'un le sait ?
Ceci dit, c
'est quand même un peu ennuyeux de saturer des stats, parce que j'en mange tous les jours. Du petit-déjeuner au café de fin d'après-midi. Et là... pff... allergie croisée avec du poliquement correct... ça a été monstrueux. Gonflement du visage avec rougeurs diffuses, voix éraillée, tremblements des doigts. J'ai cru que j'allais y passer. Puis ça m'a passé. Avec du chocolat. Et des cigarettes. En fin de compte je nourris mes doutes existentiels de cochonneries. Et ça marche. Je m'apaise. Digérées les stats, en deux coups de cacao. Et trois nuages de fumée.
Le seul truc, c'est que je n'ai plus envie d'aller bosser.
Donc je conge.
Donc je grêve.
Statistiquement ça s'explique. Le taux de ras-le-bol-ite est le rapport entre les heures vaquées rapportées aux heures travaillées, multiplié par 100.
Mais là où ça se complique, c'est que  je frise le 20 % et, personnellement, je ne rêve que de 50 %. Et plus si affinités.

27 juillet 2010

Verte

Oh... son odeur... ma tête juste là, à peine posée là, sur son bras, près de son épaule, près de son aisselle. Les yeux tellement fermés, pour mieux le respirer.
Sentir cette fragrance imperceptible, ce vert au bout de ma bouche.
Cette douleur dans le ventre, de tant le désirer.

Le humer, inspirer et vaciller, submergée de tendresse, boire, boire jusqu'à l'ivresse son odeur de poire verte.

11 mai 2010

Jouvence

Il est beau comme le jeune diable qu'il ne peut qu'être; le crâne rasé de frais, où j'avais envie de passer ma main pour sentir le crissement sous ma paume.
Il m'a pris la main. Après me l'avoir demandée gentiment.
Je tremblais légèrement, le souffle un peu plus court.
- Vous êtes trop jeune...
Comment, jeune godelureau que vous êtes ? Me parler de mon âge vénérable ainsi ? Moi qui revendique l'oubli de mon flux menstruel avec le bonheur de la sagesse enfin conquise ?
Trop jeune ? Moi ?
- Oui, il vous faut encore attendre avant que mes doigts ne fouillent vos chairs fragiles.
Attendre... Attendre ?
Oui, je vais faire une nouvelle orthèse. Et j'attendrai que les années recroquevillent davantage ma main. Alors nous nous reverrons,  pour que vos doigts armés d'un fin scalpel soulagent enfin mes tendons suintants et mes os qui se rabotent tous seuls en grincements douloureux.
J'attendrai. Je suis encore jeune !

10 août 2009

Tu es ma muse, cela m'amuse

Tu as déplié l'origami de mes mots ailés d'oiseau muet. Ils se sont envolés et j'ai sauté pour les rattraper, les amadouer, les policer. Qu'importe qu'ils soient tout chiffonnés. Ils sont à moi, ivres de liberté.

Tu es ma muse, cela t'amuse.
Une muse n'a pas toujours les cheveux en tortillons blonds, et les seins en bols de lait frais. Une muse peut être un géant à l'accent chantant et au crâne dépoli par les cieux. Tu n'as pas joué de la harpe en clair de sous bois, ni paré ton corps de voiles. Et pourtant tu es ma muse, muse muse.
Je vais user, abuser, qu'importe même si cela te désabuse.

Regarde, ce sont mes mots ! Les miens, encore titubants, qui grincent de leurs articulations rouillées.
Je ne les connaissais plus, il s'étaient emberlificotés dans des pliures de papier de soie. Parce qu'un origami, ce peut être en papier de soie, de soi, de moi, tu sais.
J'en envie de parler en silences scandés sur mon clavier et de les écouter s'étirer.
Si tu savais comme ils sont drôles ! Des géants emmaillotés de langes. Ils me tourneboulent la langue.
Tu es ma muse !



9 octobre 2008

Cœur d'argile

Il est ce squame que je décolle, par habitude, sans même remarquer la plaie qui suinte. Comme ces cicatrices anciennes, fils nacrés qui tracent les chemins de la vie, et qui lancent un nerf oublié dans la chair recousue. Ongle cassé qui s'accroche aux rêves soyeux de mes nuits.
Malgré le soleil qui s'embrase, et le parfum des mousses. Malgré les bouches douces et le vent vert.
Il est là, compagnon familier, ombre froide au creux des soleils irradiants. Toujours présent, vacillant entre vapeur et raideur.
Et je vis, survis, résiste.
Il est là, herbe folle aux racines en pivot dont les radicelles s'accrochent à la terre, survivant aux sécheresses et au gel qui fracasse tout en surface.
Je suis l'enfouie, au cœur d'argile, terre mère qui craquelle et se modèle.
Je suis là.
Sur cette Terre qui me porte, déversant mon âme morte en mots jaunis.
Il est là.
Nous, et ma vie, en argile qui se craquelle.

14 novembre 2015

De l'efficacité redoutable de certains conseils

Les rôles de la pièces sont décrits ici 

Morveux avait raison. Ne pas bouger. Surtout pas. Non non, pas d'initiative. Je m'accroche à mon rôle de soubrette dans un film muet.
Sauf pour compter les gouttes florales dans mon verre. Plic ploc. Quatre gouttes d'anti-stress par-ci. Tic-tac, quatre gouttes dévoreuses d'impatience par-là. Je cultive la zénitude.
Dans certains bureaux certains rient de me voir soudainement m'arrêter pour prendre de leur nouvelles et papoter. Oui !!! Je m'applique désormais à pa-po-ter.
Une grande fierté m'envahit.
Dents tranchantes a du se faire recadrer par de plus hautres instances et je la vois parfois ravaler la goutte de fiel qui allait poindre à ses babines retroussées. Belle grimace... Il semble évident qu'elle a reçu comme consigne de m'épargner si elle ne voulait pas que je change de service du jour au lendemain. Et elle sait que ce ne serait que difficilement jouable pour elle.
Quand même. Soupir. Quel gâchis que l'ambition quand elle est mal contrôlée.
Madame ma fielleuse cheffe, pour qu'une figure de style réussisse il faut que tous soient en parfait équilibre.
Je suis devenue un petit savon glissant.
Ne ferai rien susceptible de saboter le travail, mais ne ne tordrai plus l'humeur à la recherche d'un lubrifiant.
Bon courage.

Ah oui, ils ne savent pas, eux ! Dents tranchantes est inapte en technique. Et moi reconnue comme bidouilleuse.
Double courage madame. Il va vous en falloir.

Je commence à remettre quelques heures dans mes nuits.

1 novembre 2015

Fiel, ma Cheffe !

Les rôles de la pièces sont décrits ici 

Parvenir à l'exploit de me décourager de travailler le plus et le mieux possible, en deux mois, me laisse moi même interrogative. Mais enfin, comment, comment Dents tranchantes a-t-elle pu en arriver là si vite ?
--- Les réunions aux quelles je ne suis pas conviée ? Mais dont j'ai un compte-rendu avec liste de travaux à effectuer ?
---- Le rôle d'exécutante collée sur ma tête d'ancienne participative collaborative ? Cheffe est adjointe du service et responsable de la coordination des travaux. 
[ en aparté ces fonctions ont eu du mal à de pas déborder dans une simple carte de visite ]
---- L'appropriation immédiate de toute idée soumise comme étant celle de Dents tranchantes ?
---- Une salve d'interdictions futiles que j'ai réfutées - non encore soumise au diktat de l'obéissance aveugle à son supérieur - en rappelant que nous n'étions pas dans une salle d'école.

 Le résultat est là, je ne sais plus. Ce qui a été décidé, ni pour quelles raisons.
Et mes réactions ont été d'une banalité affligeantes... Yeux voilés, respiration proche de l'apnée, eczéma...
Oui, je sais....
[ Ego, tu es aussi concerné par ce que je dis là ],
... pas de commentaires je vous prie ! Je peux absorber des masses considérables de travaux, mais ne supporte en réalité pas le stress induit par des relations humaines détériorées. Il est un peu tard pour une psychanalyse, je pars à la retraite dans 3 ans.

30 novembre 2007

Fac-similé

Et je glisse ma peau dans ta texture simili.
Simili-doux, fac-similé.
De toute façon, les mots sont faux.
De toute façon, tu as peur de ta mort
_ pour de vrai _
De toute façon, je suis déjà morte
_ pour de faux _
Alors on va jouer à se mentir très fort.
En faux-semblants,
comme deux aimants
se glissant
sur du plastique.
_ Chic _
Et je rirai et pleurerai. Pour de vrai.
Et tu marcheras loin, de plus en plus loin de moi.
En me tenant par la main. Pour de vrai.
Et le sibyllin ira avec le guingois.
Mon sourire en toc
Ton sourire plastoc.
Je le pense toujours.
Ce n'est pas de l'amour, mais c'est du simili-doux.

8 septembre 2010

Regard bleu

Je la regarde avec douceur, toute enveloppée de blanc. Sa peau fripée de sillons se teinte de bleu, en camaïeux encore pâles. Elle m'est familière, mais je ne la reconnais pas encore. Malade et gauche, ma main droite se repose dans ses draperies de gaze.
Les heures offertes pour elle seule reposer, me laissent avides d'heures volées, si douces. Livres et cendriers s'amoncellent, quel bonheur que ce temps offert à ne vivre d'autres désirs que les miens. Regarder le vent qui balance les branches fragiles. Sourire de ne pouvoir saisir le sécateur.
Tenter l'apparence, pester et rire. Puis jeter aux orties les atours vraiment trop compliqués à coller à ce corps gauche d'être immobilisé d'un seul petit bout de lui.
Sensation étrange que ce pouce dénervé, où des sillons électriques affleurent. Je joue à le voir palpiter sans en avoir la toute conscience, remercie le cerveau omniprésent de laisser les nerfs tranchés oublier qu'ils conduisaient au mal.
Ma main est bleu, et le ciel y joue une gamme à écouter en fermant les yeux.

12 août 2010

Persiennes

J'avais laissé traîné le trousseau de clés, et il en avait fait un double.
Toutes mes clés, là, à sa portée : celles qui ouvrent des portes noires, d'encre et celles de ma chambre des amours défuntes. Les portes de ma mémoire, de mes désirs, de mon amour pour lui. De mes nuits avec eux. Les clés de mes désirs cachés, de mes gourmandises éparpillées au gré de mots. Mes mots.
J'avais laissé traîné les clés, pourquoi craindre un ami ? Mon ami. Mon proche, mon fidèle, mon compagnon de virées, de verres bus en trop, de confidences, de "les hommes, c'est fini". Je n'avais pas peur de lui.
J'avais oublié qu'il était un homme. Je vous jure, je ne savais pas qu'il m'aimait. Et il a essayé toutes les portes, une à une. Jusqu'à me voir derrière mon miroir.
Doucement a su tous les mots qui me rayaient l'âme.
Je me piquète, et mon tain se dévore d'être mis à nu.
Maintenant j'ai peur de mes peurs anciennes.

Je vois une étrange lumière s'échapper en fêlures de son regard, rayons lumineux baignées de larmes.

29 juillet 2010

Je ne peux pas,

dis, tu m'entends ?

J'ai perdu le mode d'emploi qui me permettait de jouir sans y penser, mécanique dépolie aux hormones, sexe docile, mains aveuglées. Je ne sais plus tout cela. J'ai banni de mon con l'expression sacrée si galvaudée qu'ils utilisent. Presque à en hurler. L'amour, à faire, corps à corps. 
S'il vous plaît, non.
Vous m'écorchez vive, vous piétinez la tombe de mes amours défuntes. Baiser, coucher, mais pas faire l'amour !
Je ne sais plus faire l'amour, je ne sais plus qu'aimer.
Quand j'aime, ô, quand j'aimais,  ma peau électrique, mon corps chaviré. Aspirée jusqu'à me dissoudre dans le ruisseau de nos plaisirs, jusqu'à l'ivresse.

22 juillet 2010

Comme une princesse

Il est heureux en ma compagnie. Heureux. Pas bienheureux. Après m'avoir avoué sa décision de tout faire pour me "marabouter", moi, avant qu'un bellâtre - honni par avance - ne s'en charge.
Moi ? Moi.
Son amie, sa compagne de route, celle qui avale les km en le suivant à la trace par monts et par vaux. Moi, qu'il a vu pleurnicher, rire, bâiller sans retenue, râler, tempêter. Qu'il connait du soir au coucher au matin au réveil, après avoir partagé si souvent la même chambre dans les gîtes. Je ne savais pas jusqu'alors. Jamais su que je pouvais pousser ses pensées à l'extrême en me promenant presque sans pudeur devant lui.
Je l'aime d'une telle amitié que le choc fut rude de découvrir que ce qui nous lie si fortement était en réalité dans son cœur transformé en amour. Il est amoureux, donc. De moi. Me couvre de tant d'attentions que j'en suis tourneboulée. Les petits messages suintant de vrais, sens en déroute, le verre de ce vin frais que j'aime tant, caché dans le top case et servi sur le sable brûlant, le Cd couvert de graffitis de ses mots, de chansons qui me collent à l'humeur, les photos où je ne peux que me trouver belle, les coups de mains qui préservent parfois mon corps qui s'échine à bricoler. Tout ça pour moi.
Il est... Il est spécial. Mais me sait non conventionnelle et capable de dépasser les limites étroites de l'apparence pour savourer des petites bouchées de son cœur caramel.

Il attend, voit que je vacille parfois de tant d'attentions. Il sait, se sait tellement différent des autres. Pas beau, comme ces foutus bellâtres dans mon sillage. Avec quelques centimètres de viande de moins par ici, quelques centimètres de trop par là. Mais sa compagnie m'offre un cadeau si précieux. Je m'aime alors presque assez. Et peut-être finirai-je par l'aimer à son tour. Il le sait bien. Et attend patiemment.

8 juillet 2010

Je panse

J'avais faim d'un velouté de tendresses. Avec un s. Faim d'un corps rosé à cœur, et d'un doigt de liqueur de toi. 
Mon ventre se dévore de ton absence, et ma langue caresse son palais lisse. Et vide.
Vide.
Je n'ai plus faim, plus soif.
Je ne voulais qu'un peu d'espoir à siroter, qu'un filet de salive à humecter. Et mes doigts se recroquevillent de ne serrer que cette paume vide.
Vide.
Je ne sais plus qui tu es, qui tu seras. Je ne sais même plus.
Mes souvenirs sont encore vautrés dans cette mémoire un peu vache, qui broie, mâchouille, suçote,avale et recrache.
Je panse.
Et caillette.

10 mai 2010

Simiesque

- Vous savez, c'est la seule différence que nous ayons avec les singes.
- Oui, docteur, je sais, la pince.
De l'Irm au toubib, puis à la médecine du travail, tous trois ont décidé qu'une consultation de rhumatologie était superflue. Direct au chirurgien.
- Oui, docteur, je crois avoir saisi.
Ma main droite, la pince si humaine, paraît il. Non, il ne paraît pas, il est.

Vous savez, si je ne peux plus faire de moto, c'est un autre problème que vous aurez à gérer avec moi. La moto, pour moi, c'est l'évasion hors de ce labyrinthe sans issu, à la manière de celui des Idées noires. Un labyrinthe dans la tête, qui tourne en rond sur lui-même. Quand je roule je n'ai plus la place de penser, je ne regarde que le bitume.

Tourner une clé, écrire, remonter des chaussettes, boutonner un pantalon, couper, ouvrir, serrer, pédaler, vélo figé à une même vitesse, ne pouvant plus en actionner son levier. Et les boîtes de conserve se fendent la poire devant l'ouvre-boîte en forme d'instrument de torture. Je laisse ma pince devenue inutile aux humains encore loin des singes.
Ma main droite. Toute bête comme chou.

- Docteur, je vous assure que la vie où je vis est celle où un casque enserre mes tempes. Cela paraît stupide, et vain, voire même futile. Mais je crève d'ennui sans ce vent là.

Regarder les semis pousser et tourner les pages d'un livre.
- Vous souvenez-vous, monsieur le chirurgien, de votre conseil, l'an passé, avant l'Irm ? Je vais vous la répéter, cette phrase ; "surtout évitez toute opération, le résultat peut être pire... "
Il semblerait que je n'ai plus le choix.
Demain, vous me direz.

11 février 2010

Usine à gaz

Au niveau de l'accueil j'avais tenté le plus que parfait. Cohabiter bureau contre bureau, même paysagé, demande un peu de partage.
Elle, ancienne prof ayant démissionné de son ministère. Elle, dix ans de moins, sans compagnon, ni enfant [ c'est trop de "taf" ]. Moi, mère de famille nombreuse... Chacun sa vie, cela m'indiffère.
Mug à disposition, café à volonté, croissants, débriefing sur les us et coutumes de la boîte.
Et je continue ma petite vie un peu speed dans mon boulot. Speed et totalement autonome. Chef a quand même demandé que je sois là pour l'aider dans mon domaine de compétence. Sans souci, j'y ai été nommée "référente", c'est normal.
Les journées passent. J'ai un peu de mal avec ses petits rots continus. Même beaucoup de mal. Mais un de mes enfants m'a expliqué que dans certaines sociétés cela était normal. J'ai donc fermé les oreilles. Mais c'est dur, je vous assure que c'est dur....
Ensuite je l'écoute parler d'Ikéa. Et d'y aller en bus. 25km, dont 10 de rocades, cela menait la visite à 4 heures de transports en communs divers et variés. Sans compter l'impossibilité d'achat. J'avance la possibilité de prendre une demi-journée de congé pour l'emmener.
Trois jours avant...
- Ben... j'ai pas fini de ranger mon appart.... [depuis 3 mois ]... je préfère la semaine prochaine.
Il ne faut pas rêver, j'avais posé l'après midi, j'en ai profité pour moi. Et n'ai pas refait de proposition.
Un mois passe.
Clash sévère au boulot. Succession de reproches tellement étonnants que je n'en crois pas mes oreilles. J'ai stoppé illico le déballage à deux, avec mise au point avec notre chef, concerné au plus haut point. Elle faisait une vraie scène de jalousie, qui m'a laissée pantoise. Oui, je travaille avec lui depuis longtemps, nous nous entendons bien professionnellement, fumons nos clopes ensemble, mangeons ensemble [ elle a été conviée à ce joindre à nous et à notre bande-cantine dès le premier jour ]. Mais c'est mon chef, lui et moi le savons. Et nous n'avons jamais eu de souci hiérarchique ! Il n'y en a, paraît-il, que pour moi. Elle se sent délaissée, mise à l'écart. Dieu-du-ciel-Jésus-Marie-Joseph, mais quelle idée de tout regarder comme ça ! Nous n'occupons pas du tout le même poste ! Sur quel bureau est posée la pile de magasines ? Mais flûte, sur le mien, parce que je les survole ! Et les lui passe en suivant parce qu'elle les lit. Tout simplement.
Depuis ?
Elle part en congé mais oublie de me le dire... "à dans 15 jours", ce n'est pas la mer à boire.
J'ai appris la grande différence entre les femmes célibataires de 40 ans et les autres. L'égoïsme. Ne jamais avoir eu besoin de partager son temps avec l'autre. Être toujours dans la seule situation qui a été vécue, celle du recevoir.
Je me tais au maximum. Pars boire le café avec de vrais collègues-amis sans plus me sentir obligée d'attendre. Ai demandé un bureau seule, dans la catégorie "je suis une asociale". Demande agréée, mais mise au point mort par chef. Qui ne supporte pas l'idée que je sois à plus de dix mètres de son bureau. Porte parfois des écouteurs et un air d'opéra entre les oreilles. Ce qui ne filtre pas les rots, d'ailleurs. Heureusement que les pets ne font pas écho.... .
Chef s'énerve de mon attitude devenue distante.
Je ne plaisante plus avec lui au travers des portes ouvertes de nos bureaux. C'est le chef, je me lève pour lui parler. Et je la vois qui tend l'oreille.
Elle demande "tu sais qui va remplacer la direction" ? Oui, je sais, mais je ne partage plus spontanément toutes mes infos transversales.  Je réponds quand même à ses questions, la curiosité lui dévorant les lèvres.
Donner et ne rien recevoir... Je crois avoir atteint l'âge du non retour. Je ne veux plus être emmerdée par les emmerdeurs. Et elle en fait partie.
Un bureau seule, c'est ce que je répète.
Un jour ça va clasher. Mais pour de vrai.
Et je risque de partir en claquant la porte. Chef, tu vas regretter de ne pas me laisser bosser tranquillement toute seule. Tu vas vraiment regretter.

2 février 2010

Grandir

Je sais maintenant ;
formater,
partitionner,
débugguer,
télécharger les drivers manquants,
pirater gratuitement les versions chères à Bill,
lire des formats inconnus grâce  des logiciels abscons,
conserver précieusement les mots de passe  décrackés.

Et faire des crackers au parmesan.

Chaque jour, apprendre à faire.

Et ne plus pleurer de rage et d'impuissance de devoir demander, puis redemander, gentiment, attendre, patiemment, jouer à la naïve éperdue de reconnaissance. Merci.

Accepter avec un plaisir tout empli d'amitié un petit coup de scie sauteuse sur une plaque.
Après avoir soigneusement planquée la mienne.

L'instruction est ma voie de liberté.
Seule, et avec les autres, le don du partage gratuit.
D'un cracker au parmesan.

29 janvier 2010

Argile

Terre rouge, talc blanc
- mille-feuilles de sédiments -
Le temps m'engorge d'eau
- me noie -

Et me craquelle  dilate  façonne  sculpte moule cuit casse recolle broie, grave d'une pointe aiguë.
Je suis de glaise
-  moule du corps brûlant d'un amour trop étreint -
Mille-feuilles de sentiments gorgés d'heures humides.
Mon sexe, mes yeux.
Je suis de glaise.

Publicité
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>
Derniers commentaires
Publicité
Archives
Publicité