31 juillet 2007
Goutte à goutte
Le poing s'est refermé, l'os brisé a transpercé la paume.
Et je souris.
Très doucement, un voile rouge au fond de la gorge,
le poing serré en goutte à goutte des espoirs brisés.
J'ai perdu.
Et dans l'arène, le silence a tranché sur mon sort, le pouce disparut dans la main.
Le jeu est fini.
La tête haute, la nuque raide de ma fierté paralysée, le pied enlisé dans cette terre de lumens, le poing serré.
C'est la fin.
Et je souris.
Mes yeux se plissent tendrement, les phalanges blanchissent sans bruit.
Ne dis rien, non, rien.
Mon regard est vide,
et je souris,
le poing brisé.
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