Eau vive

Je vous avais écrit quelques mots... vous souvenez-vous ?

02 mai 2015

Le petit cri de la soie qui se déchire

Il y a eu ton geste. 
Comme avant. Il y a si longtemps.
Depuis cinq années - je crois - j'ai choisi de ne plus "coucher". Ou "baiser". Les deux mots se valent. Ils me rappellent que deux corps au hasard peuvent intimement se mélanger sans aucun fil de soie entre leurs âmes.
Le plaisir, l'abandon... oh, mais oui, bien sûr, je me souviens, tu sais ! Mais je n'avais plus envie de ces corps à corps là. Lassée, tout simplement.

Peut-être un peu de ton odeur de poire verte qui me manquait ?

Et ton bras s'est posé. Foulard soyeux sur mes épaules.
Papier de soie qui se déchire.
Douleur exquise tissant des fibres d'indicible plaisir.

Je n'ai rien oublié.

Mais ne couche plus, ni ne baise plus.
Même avec Toi.
Malgré ce désir violent dont l'assouvissement me laisserait éventrée.

Je suis fière, chêvre des hauteurs ardues, je suis celle que tu as aimée, homme aimé.


Pour commenter la note

    Ça alors ! Existe-t-il vraiment dans le cosmos une femme capable de dire ça ? Je rêve, pas d'autre explication ! Et quel joli rêve !

    Commenté par Aquilon le 12 août 2015 à 22:38
  • Mais oui, une chèvre de monsieur dédain peut tout écrire, non ?

    Commenté par Oviv le 13 août 2015 à 17:28

c'est ici...