Eau vive

Je vous avais écrit quelques mots... vous souvenez-vous ?

22 juillet 2010

Comme une princesse

Il est heureux en ma compagnie. Heureux. Pas bienheureux. Après m'avoir avoué sa décision de tout faire pour me "marabouter", moi, avant qu'un bellâtre - honni par avance - ne s'en charge.
Moi ? Moi.
Son amie, sa compagne de route, celle qui avale les km en le suivant à la trace par monts et par vaux. Moi, qu'il a vu pleurnicher, rire, bâiller sans retenue, râler, tempêter. Qu'il connait du soir au coucher au matin au réveil, après avoir partagé si souvent la même chambre dans les gîtes. Je ne savais pas jusqu'alors. Jamais su que je pouvais pousser ses pensées à l'extrême en me promenant presque sans pudeur devant lui.
Je l'aime d'une telle amitié que le choc fut rude de découvrir que ce qui nous lie si fortement était en réalité dans son cœur transformé en amour. Il est amoureux, donc. De moi. Me couvre de tant d'attentions que j'en suis tourneboulée. Les petits messages suintant de vrais, sens en déroute, le verre de ce vin frais que j'aime tant, caché dans le top case et servi sur le sable brûlant, le Cd couvert de graffitis de ses mots, de chansons qui me collent à l'humeur, les photos où je ne peux que me trouver belle, les coups de mains qui préservent parfois mon corps qui s'échine à bricoler. Tout ça pour moi.
Il est... Il est spécial. Mais me sait non conventionnelle et capable de dépasser les limites étroites de l'apparence pour savourer des petites bouchées de son cœur caramel.

Il attend, voit que je vacille parfois de tant d'attentions. Il sait, se sait tellement différent des autres. Pas beau, comme ces foutus bellâtres dans mon sillage. Avec quelques centimètres de viande de moins par ici, quelques centimètres de trop par là. Mais sa compagnie m'offre un cadeau si précieux. Je m'aime alors presque assez. Et peut-être finirai-je par l'aimer à son tour. Il le sait bien. Et attend patiemment.


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