28 septembre 2009
Vent coulis
Petit vent coulis dans ma tête, parfois, pirouette.
Quand j'ouvre grand mon cœur il s'engouffre et vient chambouler toutes mes pensées bien ordonnées.
Ce petit vent malin sait trouver le soupirail que je ne ferme jamais. Je n'ose pas le verrouiller, de crainte d'avoir des petites pensées parsemées de moisi.
Tant pis, mes idées sont toutes décoiffées, ma raison tourneboulées et des feuilles jonchées de mots désordonnés parsèment mon en-dedans.
J'entends des bruissements, ça danse et tourbillonne, c'est si gai.
Et aussi les notes de ces musiques qui me berçaient enfant, et les clapotis de l'eau dans les grands coquillages salés. Parfois aussi, la plume d'une mouette qui me caresse la mémoire.
Tous ces moments de bonheur chauds comme un lagon.
Vois-tu, quand le vent coulis dans ma tête, parfois, pirouette... j'entends... ces mots d'amours défuntes au parfum de brin de lavande sèche. Ces mots si pauvres qu'ils me sont infiniment précieux. Des mots doux et sucrés, poivrés de cet autre qui me les murmuraient.
Ces mots, pour moi seule, comme un écho qui fracasse mes silences.
Tu vois, l'Homme, le vent dans ma tête, je l'aime. Parce que je ne serais pas moi-même si je devenais si grande et responsable et raisonnable. Parce que je deviendrais alors aussi triste qu'eux tous.
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Oviv, façon